MA PREMIÈRE JOB D’ÉTÉ

MA PREMIÈRE JOB D’ÉTÉ

Dans la petite municipalité de Sayabec dans la Vallée de la Matapédia, il y a bien une école secondaire mais elle s’arrête au 4e niveau. Avant de passer au Cégep, il faut donc se rendre à Amqui pour obtenir son DEC (Diplôme d’Études Secondaires) et c’est ainsi qu’à tous les matins, je me rends “en ville” en autobus jaune pour terminer mes études secondaires. Nous sommes en 1981 l’année des premiers albums de: DEPECHE MODE, DURAN DURAN, EURYTHMICS et NEW ORDER.
À 17 ans, mes seules expériences de travail se résument aux menus travaux de la maison familiale (donc pas grand chose) et l’aide apportée à mon père dans la cuisine. Je dois donc me trouver une job d’été pour retrouver mes nouveaux amis(es) de la ville pour ne pas mourir d’ennui avant le départ pour mes études en Arts au Cégep de Rimouski.
Un ami me suggère de tenter ma chance au micro de la radio locale puisqu’il y des cases horaires de libres. Après avoir réalisé un démo sous sa direction, je me présente au patron et obtiens l’emploi sur le champs !  J’étais devenu “animateur de radio” mais pour moi, c’était un simple emploi d’été, j’avais surtout hâte de me retrouver devant mon chevalet avec mes pinceaux à étudier les techniques des grands maîtres.

C'est ici que tout commence !

C’est ici que tout commence !

C’est donc en juin 1982 que je m’installe avec fébrilité pour la première fois derrière le micro de CFVM AM 122 sans jamais avoir écouté la radio de toute ma jeune existence ! Chez-nous avec les disques rock de mon grand frère, la radio était rarement ouverte. C’est d’ailleurs avec ces disques que je terminais la programmation musicale de mes soirées radiophoniques. KISS, IRON MAIDEN, BLACK SABBATH, NAZARETH, LED ZEPPLIN et compagnies faisaient le succès de mon émission. Je recevais mes compliments des employés de la Cantine Fortier, arrêt obligatoire après la fermeture des bars.  Ayant récupéré ses disques, son frère et ses amis, mon frère Claude nous ramenait en sécurité à la maison au petit matin …

CFVM-Macaron

 

Palmarès musical québécois de 1982

Vers le site de la municipalité de Sayabec

Vers le site de la municipalité d’Amqui

Historique de CFVM 122 sur Wikipédia

DE LA VISITE EN STUDIO

DE LA VISITE EN STUDIO

Un groupe d’étudiants(es) de l’École Promédia alors que j’y enseignais. Dans les studios du 98.5 fm à Montréal (2014)

 

Les loups-solitaires trouvent leur réconfort dans le métier d’animateur de radio. Nous recevons rarement de la visite dans notre tanière, la majeure partie du temps, nous sommes seuls pendant toute la durée de notre émission. Seul derrière notre console, nous nous occupons de notre auditeur comme d’un patient à l’hôpital. Et comme le médecin n’aime pas prendre la vedette (exception faite de la politique) l’animateur de radio commerciale à contenu musical pense d’abord à son auditeur et à son confort quotidien en jouant habilement avec les éléments de la programmation. Notre voix peut parfois nous trahir mais nous nous sentons bien à l’abri des regards. Alors, lorsqu’on reçoit de la visite, on est bien heureux mais déstabilisés on a hâte de se retrouver en tête à tête avec notre auditeur.

La plupart du temps seul en studio en sachant que des milliers d’oreilles captives analysent le moindre son, un des maîtres de cet art prouve hors de tout doute que la radio et la télévision sont deux choses bien différentes.
Monsieur WOLFMAN JACK …

 

MAGOG, LE BOUT DU PARCOURS ?

MAGOG, LE BOUT DU PARCOURS ?

Après les études en radiotélédiffusion au Collège Algonquin à Ottawa, un premier coup de foudre pour la belle Magog. En 1986 je tombe amoureux de la région de l’Estrie et m’y sent chez-moi rapidement. On me téléphone pour aller faire de la radio à Québec, je ne retourne pas l’appel !  Montréal me courtise et ce n’est qu’un an plus tard que je considère tout recommencer dans la plus grosse ville de la province. Le Vieux Clocher présentait les artistes en rodage avant leur première montréalaise, La Grosse Pomme ou on commençait la soirée pour la finir à La Lanterne. L’événement international de la petite ville : La Traversée internationale du Lac Memphrémagog, les produits et le fromage de L’Abbaye St-Benoit du Lac mais surtout, cette impression d’être constamment en vacances ! CIMO 106 (Bell Média) a désormais pignon sur rue dans la grande Sherbrooke.  Je me sens privilégié de l’avoir fréquenté dans ses jeunes années à Magog !

L’historique de CIMO 106 sur Wikipédia

SONDAGES RADIO… SAUT EN PARACHUTE !

SONDAGES RADIO… SAUT EN PARACHUTE !

Ce sera la première et la dernière fois que je saute en parachute. Pourquoi ? Ben je ne suis pas assez fou pour recommencer une expérience aussi troublante qui me pousse à sauter par-dessus bord alors que l’avion dans lequel je me trouve est en parfaite condition de marche ! En bon gars d’équipe, j’ai accepté à nouveau de faire le pitre pour le bien de ma station de radio, de la popularité de mon émission et éventuellement pour assurer mon emploi d’animateur. Toutes les conditions étaient donc réunies pour que je me retrouve là, attaché au ventre d’un inconnu à 13 000 pieds d’altitudes à effectuer les étapes d’un saut en parachutes au ralenti pour permettre au photographe d’Échos-Vedettes de prendre ses clichés.

BISTRO LE STE-CATH

BISTRO LE STE-CATH

C’est en acceptant l’invitation de Pascal Dufour de le voir en spectacle au Bistro Le Ste-Cath que je découvre cet endroit magique situé tout près de chez-moi et dont j’ignorais l’existence. Situé au 4264 rue Ste-Catherine Est à Montréal, l’édifice était occupé tout juste avant par le Bistro In Vivo créé en 2005 par les sœurs Annie et Karine Martel. Érigé en coopérative de travailleurs, ce restaurant était investi d’une mission sociale et se voulait également un instrument de démocratisation des arts, de la culture et du commerce équitable. C’est avec le même élan et des motivations du même ordre que Raymond Viger poursuit la tradition avec la nouvelle bannière Bistro Le Ste-Cath. Journaliste, poète et romancier Raymond Viger a le cœur à la bonne place. C’est un rassembleur qui n’a pas peur du travail avec le Café-Graffiti, le magazine Reflet de Société et comme si ce n’était pas assez de boulot, la maison d’éditions TNT qui publie romans et poésie.

Quand je dis que Raymond sait bien s’entourer, j’ai eu la joie de rencontrer un de ses bras droit (oui, Raymond a plusieurs bras) qui est un artiste lui-même Patrick B.U. Joseph (Voir son clip plus bas) un gentleman d’une grande culture résolument de sa génération avec sa musique il faut ajouter les mots lucidité et positivisme dans sa description philosophique. C’est un leader né.

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Bien sûr que le personnel est sympathique, que la bouffe est bonne, que les spectacles gratuits sont divertissants, que les peintures, dessins et photos sur les murs sont à vendre.

Ce charmant bistro-bar-restaurant-salle d’exposition-salle de spectacle/événements est en voie de devenir le lieu de rencontre de tous les artistes et amoureux des arts de Montréal et d’ailleurs. J’irai laver la vaisselle s’il y a trop de monde Raymond !

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Vers le site web du Bistro Le Ste-Cath

Vers le site web des Éditions TNT

Vers le site web du Café Graffiti