LES MÉTIERS DE LA RADIO – Recherchiste

LES MÉTIERS DE LA RADIO – Recherchiste

Le métier d’animateur radio nous permet un tour de force peu commun. Celui de poursuivre sa carrière tout en changeant de station et souvent, de région. J’ai fait escale dans une dizaine de stations de radio de Amqui en passant par Rimouski, Ottawa-Hull, Magog et enfin Montréal. Ce périple m’a permis de rencontrer des gens de talents qui se sont souvent transformés en familles. C’est l’équipe qui travaille dans l’ombre. Producteur, script, animateur sur le terrain, recherchiste, routage, vendeur, programmateur musical, etc.

Dans le but de vous faire connaître les métiers du domaine de la radio, j’ai par la même occasion le bonheur de reprendre contact avec ces professionnels, assez sympathiques pour répondre à quelques questions.

CatherineGagnon

CATHERINE GAGNON – Actuellement recherchiste pour Rythme-FM 105.7 Montréal, pour les émissions Mitsou et Sébastien et Le Véroshow avec Véronique Cloutier et Marie-Soleil Michon.

 

  1. Est-ce possible d’être recherchiste à temps plein ou est-ce un métier de la catégorie : Éternel pigiste ? Depuis maintenant 23 ans, je travaille dans le métier. J’ai eu la grande chance d’avoir du travail pendant tout ce temps sauf durant 6 semaines, j’ai arrêté. Maintenant, je m’organise pour que mes contrats et surtout mes employeurs acceptent le chevauchement des emplois. Comme je suis aussi recherchiste télé, il arrive souvent que les saisons soient écourtées donc, il arrive que je fasse 2 et même 3 boulots en même temps. C’est une belle gymnastique mais je suis chanceuse de pouvoir faire le métier que j’aime. Comme je suis contractuelle, j’aime faire partie de plusieurs équipes différentes.
  1. Est-ce qu’il y a un cours à suivre ou une formation pour devenir recherchiste ? J’ai suivi la formation à promédia en radio-télé, j’ai fait un peu de radio en Abitibi. Mais en 1992, on m’a offert de travailler en recherche pour un contrat de 3 mois aux émissions jeunesses de Radio-Canada Bouledogue Bazar, j’y suis restée durant 7 ans. J’ai eu une formation sur le tas comme on dit. On m’a fait confiance et on a cru en moi!
  1. Quels cours ou formations suggères-tu pour devenir encore meilleur recherchiste ? (cours de perfectionnement) je sais qu’il existe une formation chez Parlimage mais aller rencontrer des gens, et s’informer c’est une des formations les plus appropriée pour savoir si on est fait pour le métier!
  1. Quelles qualités faut-il posséder pour exceller dans ce métier ? La curiosité, la débrouillardise, le professionnalisme, la générosité, le sens de la répartie, la gentillesse, l’humilité, le sens de l’humour et surtout la rigueur!
  1. Est-ce vrai qu’un (ou une) recherchiste est plus en demande si son carnet de contacts personnels est gros ? (Exemple : Tel recherchiste peux nous trouver le premier ministre en 2 minutes) Bien pour être franche, mon carnet est bien garni, et c’est mon carnet magique comme je l’appelle, il peut être un bon atout pour un emploi futur mais aussi faut savoir s’en servir de la bonne façon. On ne donne pas les nos à n’importe qui… mettons que je choisis ceux et celles qui peuvent bénéficier de mes contacts. Souvent c’est du donnant, donnant!
  1. Et le contact avec les vedettes ? Pour faire ce métier-là, il faut les aimer assez. Pas être une groupie, mais le respecter, les chouchouter, les mettre en valeurs, faire en sorte qu’ils soient bons. Au fil des années, ils me connaissent il arrive parfois qu’ils acceptent parce que je suis sur l’émission. Mais je dirais que le contact avec les agents est tout aussi important. Il m’est arrivée à quelques reprises que certains agents me sauvent la vie parce que j’ai un bon contact avec eux et les artistes!
  1. Plusieurs animateurs sont d’anciens recherchistes. Est-ce une bonne façon de monter les échelons ? Oui parce qu’ils connaissent la valeur de notre travail.
  1. Est-ce un métier suffisamment rémunéré pour en vivre et faire une carrière ? Certainement, présentement, je suis recherchiste à Rythme mais aussi à TVA pour Le Tricheur. Il faut travailler fort et surtout savoir ce que l’on vaut!
  1. Recherchiste à la radio ou à la télé. Quelle est la différence ? La différence? EN radio, on est responsable de beaucoup de contenu et comme c’est en direct, il faut que nos infos soient béton, on ne peut pas reprendre comme à la télé. En télé, les tournages et la préparation est beaucoup plus longue, on fait souvent des gros dossiers de recherche parce que les entrevues sont plus longues. A la radio, souvent les interventions sont de 3 mins… donc, il faut aller à l’essentiel! En télé comme à la radio, c’est toujours  la rigueur.
  1. Ton ultime conseil pour de futurs recherchistes ? Persévérer, aimer son métier, et surtout s’amuser, on ne sauve pas des vies mais on la divertit en titi!

 

 

COMMENT ÉCOUTES-TU TA RADIO FM ?

COMMENT ÉCOUTES-TU TA RADIO FM ?

Dans les années ’50 les familles québécoises se réunissaient autour du gros récepteur radio pour écouter les plus récentes nouvelles, se divertir avec un autre épisode d’un radio-roman sans oublier le chapelet en famille qui était une des émissions les plus écoutée. Le patriarche de la maison connaissant l’appareil, commençait à chauffer les lampes en l’allumant quelques minutes avant le début des émissions. Ladite radio a jouée une rôle de premier ordre durant la seconde guerre mondiale (Archives du magazine L’HISTOIRE) On se souviendra de l’expression: Les carottes sont cuites! Ces radios étaient aussi de véritables meubles qui occupaient l’espace principal dans le salon. Les artisans rivalisaient de talents et d’ingéniosité pour proposer des modèles originaux et pratiques. Aujourd’hui ce sont des objets de collection, des raretés, de curieux objets pour la nouvelle génération (Vers un site de radios antiques)

Et vous, comment écoutez-vous votre radio FM en 2015? La majorité des auditeurs se retrouvent maintenant dans la voiture. L’expérience de la radio satellite a eu moins d’impact que prévu et après la période gratuite accordée lors de l’achat d’une automobile récente, il faut payer pour écouter la radio. Un concept encore difficile à accepter pour le consommateur qui a goûté à la radio gratuite malgré l’omniprésence de messages publicitaires.

Depuis que mon petit récepteur AM-FM a rendu l’âme, je me suis tourné vers l’écoute de la radio en direct sur internet. Facilement repérable sur tous sites de radio qui se respecte, ce qui m’oblige à ouvrir la machine (mon ordinateur) qui est pour la plupart du temps déjà en fonction. Sur les appareils portables, il y a les applications. La plus populaire est TUNEIN RADIO qui propose beaucoup plus que de se brancher à son poste préféré (Vers le site de TUNEIN RADIO) en offrant aussi des émissions en streaming (nouveau mot dans notre vocabulaire radio) et un bon nombre de contenu spécialisé. TuneIn Radio compte une audience globale de 60 millions d’auditeurs et vous propose d’utiliser ses services comme moyen de diffusion.

10 QUESTIONS À … MICHEL W DUGUAY

10 QUESTIONS À … MICHEL W DUGUAY

 

Lorsque j’étais animateur à Magog, je gardais toujours les oreilles ouvertes pour écouter la GROSSE radio de Montréal. Lors de mes rares visites dans la métropole, j’avais hâte d’écouter CKOI qui était une référence dans le format de radio musicale TOP 40. L’animateur vedette de l’antenne, c’était W. Une simple lettre pour l’identifier mais une voix reconnaissable entre toutes !

L’été 1990 marque mon arrivée à l’antenne du SON DE MONTRÉAL, Michel W Duguay devient un collègue de travail et avec le temps un ami. Comme plusieurs, je suis curieux de savoir ce que devient W en 2015, voici donc mon questionnaire en 10 questions que Michel a eu la gentillesse de compléter.

 

 

1)      Ton premier contact avec la radio. T’écoutais quand même pas le chapelet en famille ?

Mon premier contact, une radio  Lloyd’s comme cadeau de Noël j’avais dans les 12 ans je crois. J’écoutais des émissions de lignes ouvertes.

2)      De quelle façon as-tu obtenu ton premier emploi à la radio ?

Par Stéphane Boisjoly un de mes meilleurs amis à Sept-Îles. Il arrivait de Radio-Canada Matane un job d’été puis à l’automne il me demanda d’envoyer un démo au directeur des programmes de CKCN-FM (PUR FM 94.1) Je fus convoqué et eu la job tout de suite.

3)      As-tu suivi une formation ou des cours de radio ?

Aucune formation ni cours. Un peu de théâtre chez Madame Audet.

4)      Quel est ton souvenir le plus marquant de tes années au micro?

La montée fulgurante de CKOI-FM dans les sondages radiophoniques BBM jusqu’à devenir numéro 1 au Canada. Aussi le lancement du i97 un vendredi midi avec les jingles et un nouveau format musical. (W à CKOI-FM de 1977 à 2002)  

5)      Pourquoi le W ?

Le W …Ha! Au prochain micro en ondes je vous en parlerai un peu.

6) Un conseil pour celui ou celle qui rêve du métier d’animateur(trice) radio ?

Animateur de radio aujourd’hui? Un conseil? Avoir un solide background en production numérique et autres (Radio, Podcast, etc. ) Bac aussi, une mineur en journalisme et/ou politique au moins, en tout cas une formation universitaire. Passer par une école de radio est un must!

7) Tu deviens quoi ? Tu es maintenant agent immobilier ?

Oui, courtier immobilier depuis 16 ans. Après CKOI 25 ans minimum. Je fus animateur à Planète Jazz 91.9 MTL (devenue talk-radio) pendant 9 ans.  Voilà 2 ans que je n’ai pas fait de radio une première en 40 ans mais je fais toujours de la voix publicitaire en radio et télé.

8) Un retour au micro ?

Retour radio oui anytime!

9) Ton opinion sur l’avenir de la radio commerciale au Québec ?

L’avenir de la radio commerciale FM est au talk. Si on regarde la ville de  Québec c’est une preuve. Ce marché radio est très précurseur et ce, sur plusieurs antennes, le format X en est une preuve et l’initiative de Raynald Brière (RNC)  un pionnier de notre radio. La musique s’en va  et se retrouve  surtout dans les radios hautement spécialisées sans pub (la radio Satellite) la radio à la carte avec des interventions intemporelles des animateurs pour enrober la musique proposée.

10) De quelle façon consommes-tu ta musique ?

De la musique du monde fréquemment et beaucoup de DEM (Dance Electronic Music) la musique commerciale actuelle est à  mon avis excellente. En voiture, c’est la radio satellite, je consomme surtout du BPM et Utopia Radio (XM Radio)

Au FM Le 98.5 à Montréal, all  the way et jusqu’à Eric Arson en musique en pm le weekend.

La programmation du 98.5 est à mon avis géniale et brillante et cette station mérite tous les honneurs qu’elle obtient soit la radio no 1 au Canada … Comme CKOI à l’époque!

 

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Vous pouvez joindre Michel W Duguay pour vos contrats de narration. Il offre également son expertise en services et développements immobiliers. 514-792-7324

 

Voici son démo de voix

 

 

Voici l’information pour ses services en développement immobiliers

Vers la page de Michel W Duguay (Royal Lepage)

 

 

 

RADIO: APPRENDRE LE MÉTIER

RADIO: APPRENDRE LE MÉTIER

Avec plus de 380 stations de radios au Québec* (commerciale, communautaire, publique, etc.) est-il facile de trouver une école pour y apprendre le métier d’animateur de radio en français dans la belle province ? La première proposition se trouve au cégep de Jonquière où le programme: Arts et technologies des médias est offert ATM Jonquière. Dans les écoles publiques du Québec, c’est l’endroit tout désigné. Le pendant ontarien se trouve à Ottawa où j’ai suivit le cours de radiotélédiffusion. En 1984, c’était au Collège Algonquin que le cours était offert en anglais et français. Cette institution a subit plusieurs changements et aujourd’hui c’est à LA CITÉ: Le collège d’arts appliqués et de technologies LA CITÉ Ottawa que vous retrouverez les enseignements reliés au métier d’animateur et bien plus. De nombreux programmes universitaire offrent également de la formation mais pas aussi complète et intense que dans ces deux institutions. À Québec c’est: CRTQ ou l’École Nationale de Radio CRTQ Québec. Le programme conduit à une « attestation d’études collégiales » qui est reconnue par le Ministère de l’Éducation du Québec et qui est donc admissible à l’aide financière aux études.

À ma connaissance du côté privé, trois écoles ou formations sont disponibles à Montréal. Il y a tout d’abord l’école fondée par Pierre Dufault* il y a plus de 30 ans en plein centre-ville École Promédia. Depuis plus de 20 ans, l’école d’animation et de communications Stéphan Roy offre de la formation privée et individuelle. Enfin, en cherchant l’Académie de Radio je me suis retrouvé sur la page de l’École de Radio dont l’offre comprend l’animation radio et télé.

Il y a bien sûr le coach privé que vous pouvez engager pour vous perfectionner et/ou vous préparer pour un nouvel emploi. J’offre cette formation ainsi que le collègue Jacques Marsan.

Vous avez des informations complémentaires ou des corrections à apporter à cet article? N’hésitez pas à m’écrire.

* 380 radios au Québec – Source Wikipédia

* Brève biographie de Pierre Dufault

LA RADIO AU CINÉMA

LA RADIO AU CINÉMA

 

 

Je conserve précieusement les DVD (je sais, je suis dépassé) des quelques films que je connaisse, dont le sujet est la radio. Je souhaite que ma connaissance soit limité et qu’il en existe d’autres. Une courte liste mais diversifiée en débutant par le regretté Robin Williams animateur de radio pendant la guerre avec, GOOD MORNING VIETNAM (1987).

Du réalisateur Oliver Stone, TALK RADIO (1988) est troublant puisqu’il raconte une histoire vraie, celle de l’animateur Allen Berg, assassiné en 1984.  Le choix et la puissance des mots prend une toute autre forme à travers le micro de la radio. La pièce de théâtre sur laquelle est basée le film a été adaptée au Québec par Micheline Lanctôt qui en a fait également un film pour la télévision. Dans les deux cas, Patrick Huard assure le rôle principal.

Howard Stern est sans contredis un animateur de radio qui a marqué toute une génération et qui poursuit maintenant ses émissions avec une plus grande liberté de parole sur la radio satellite Sirius depuis 2006. Ce que je trouve admirable dans PRIVATE PARTS (1997) c’est que c’est à peine exagéré. On pourrait le diffuser dans les sales de cours de radio pour démontrer le parcours le plus commun d’un animateur dans les années ’90. J’ai moi-même navigué et fait escale dans une dizaine de stations de radio à travers le Québec et je ne suis pas une exception à la règle.

PIRATE RADIO (2009) est en même temps historique et humoristique. Situé dans les années ’60 en Grande-Bretagne, alors que la musique rock’n’roll était à son apogée, la BBC n’en diffusait que très peu. S’installe alors des radios pirates sur de gros navires au large, dans les eaux internationales diffusant en direction des côtes. On suit l’histoire d’un jeune homme qui embarque à bord et découvre d’étranges énergumènes passionnés de musique. Là aussi, un film important qui aurait été réussit même sans le côté humour. Mais ça le rend sympathique.

Dans le cas de HIGH FREQUENCY (1989) la radio est prétexte à une histoire de meurtre. Un des intérêt du film est de voir de façon assez réaliste comment fonctionne une radio amateur. Honnêtement je l’ai inscrit dans la liste pour ne pas me le faire suggérer. Alors, est-ce que ma liste est complète ?